Recommandations et conseils

-    Ne pas utiliser d’engrais chimiques, ni de pesticides.
-    Remuer la terre le moins possible, p.ex avec une grelinette. Cela permet de préserver les vers de terre et la faune du sol, nécessaires à la formation d’une terre riche et fertile.
-    Pour enrichir la terre, utiliser exclusivement du compost ou des engrais verts.
-    Garder toujours le sol couvert avec des paillages pour le protéger de la sécheresse (été) et des chocs thermiques (automne-hiver).
-    Alterner les légumes et fruits sur la parcelle pour ne pas fatiguer la terre (rotation des cultures).
-    Associer les légumes permet de cultiver ensemble des plantes dont les besoins fondamentaux se complètent, p.ex. en occupant mieux l’espace (maïs-cucurbitacées), en se protégeant mutuellement (fraisiers-poireaux, carottes-oignons), en profitant de l’azote stocké par les légumineuses (haricots-maïs), en associant des espèces à cycle court et des espèces à cycle long (radis-carotte),
-    Ne pas arroser tous les jours, même pendant les canicules. Privilégier des arrosages peu fréquents mais en bonne quantité (voir le texte «Comment arroser et économiser l’eau ?»).

Comment arroser et économiser l’eau ?

-    Couvrir le sol (paillage, tonte de jardin) dès le mois de mai permet de limiter l’évaporation de l’eau et donc de diminuer le nombre d’arrosage.
-    Biner la terre (travail superficiel du sol) diminue l’évaporation de l’eau du sol (« 1 binage vaut 2 arrosage ! »).
-    Quand arroser ?
      Au printemps et en automne : de préférence le matin, à cause des nuits fraîches.
      En été, favoriser l’arrosage en fin d’après-midi pour éviter les pertes par évaporation, ou alors très tôt le matin.
-    Arroser peu souvent, mais en bonne quantité pour que l’eau pénètre en profondeur (au minimum sur une dizaine de centimètres de profondeur), ce qui favorise le développement des racines en profondeur.
En effet, plus une plante est enracinée profondément, plus sa réserve d’eau pourra être importante et plus les arrosages pourront être espacés. Alors que si l’on arrose trop souvent et en petite quantité, la plante développera ses racines près de la surface et supportera moins bien la sécheresse.
-    Arroser idéalement avec de l’eau à température ambiante
-    Eviter autant que possible de mouiller le feuillage lors de l’arrosage (arroser au pied des plantes). En effet, les maladies cryptogamiques (mildiou de la tomate) se développent plus facilement dans les milieux humides.

Les semis

-    Remplir de terre un pot (avec un ou des petits trous au fond pour que l’eau puisse s’écouler). Ajouter éventuellement quelques cailloux au fond du pot pour assurer un bon drainage (évite par la suite l’eau stagnante sur les racines)
-     Bien arroser la terre
-    Tasser
-     Semer les graines en les enfonçant à une profondeur d’environ 3 fois leur épaisseur. En terre sableuse et en période sèche, on sème un peu plus profond, la couche superficielle se desséchant plus vite dans ces conditions. Bien espacer les graines pour que les plantes ne s’étouffent pas par la suite. Puis les recouvrir de terre en tassant légèrement.
-     Arroser très finement avec un arrosoir muni d’une pomme pour ne pas déloger les graines.

Astuces :

-     Pour faciliter la germination, certaines graines (cucurbitacées, légumineuses,…) peuvent être trempées pendant 12 heures avant les semis.
-     Eviter de semer dans des pots les graines de plantes à racines pivotantes (carottes, radis, panais, betteraves, …) ou de plantes grimpantes (haricots, petits pois, …), car la reprise ensuite en pleine terre est plus difficile. Il vaut mieux les planter directement en pleine terre, plus tard dans l’année.
-     Si les graines sont petites, les mélanger à du sable pour mieux répartir les semis

!!! Attention, le moment de la germination est très délicat : les graines ayant besoin d’humidité pour germer, la terre ne doit jamais se dessécher. Mais il faut aussi éviter l’eau stagnante qui ferait pourrir les graines (= « fonte des semis »).

Pour maintenir une humidité idéale pour la germination, recouvrir les semis avec un couvercle en plastique transparent (troué pour l’aération), jusqu’à ce que les pousses soient bien apparues. Ensuite, le couvercle doit être enlevé.

-    Placer les plantes le plus près possible d’une fenêtre bien lumineuse, sinon elles s’étiolent et deviennent plus sensibles aux maladies.
-    Après la germination, dans la phase de croissance des plantes, l’apport d’eau doit être géré de manière subtile, ni trop ni trop peu, pour que les racines ne s’asphyxient ni ne se dessèchent.

Le repiquage

Le repiquage consiste à prélever un jeune plant de son emplacement initial pour le replanter soit dans un pot plus grand, soit en pleine terre. Cela renforce la plante en la rendant plus solide et moins sensible aux maladies.

Le repiquage se fait dès que la plante a 2 cotylédons (= les deux 1ères « feuilles ») et 2 feuilles.

D'une manière générale, les plantons ont avantage à être planté profondément, en enfonçant un bout de la tige dans la terre. Il faut ramener la terre autour d'eux avec une légère pression sur la terre, mais non sur la plante.

Pour repiquer, les plantes sont à enterrer jusqu'au collet (partie de plante qui est comprise entre la tige et les racines). Il faut bien regarder que la terre arrive au bon endroit. (Parfois quand on fait ses semis en godets, le collet se trouve au-dessus d'une fine racine qui est comme un fil blanc de 1 cm de long. Il faut faire très attention d'enterrer ce fil).

Certaines plantes ont avantage à être plantées profondément, en enfonçant un bout de la tige dans la terre. Il faut ramener la terre autour d'eux avec une légère pression sur la terre, mais non sur la plante.

En voici quelques exemples : Les tomates se repiquent jusqu'aux premières feuilles et même davantage. En effet, chacun des poils de la tige se transformera en racine sous terre, ce qui permet un plus grand enracinement de la plante. Il est donc important de ne pas écraser ces poils pendant la manipulation.
Idem aussi avec les pois, les haricots, les choux, les brocolis, … (cela permet un meilleur enracinement et moins de prise au vent), ainsi qu’avec les courges, les courgettes,

Après le repiquage, bien tasser la terre autour de la tige.

Attention, pour la salade, la laitue, la mâche (ou rampon), il ne faudra enfoncer la motte qu’aux deux tiers, à cause de la pourriture du collet.

Le renforçage

Le renforçage permet de rendre la plante plus résistante au soleil et à la sécheresse.

Au soleil : Si les semis ont été fait à l’intérieur, il est important de sortir progressivement la plante en extérieur pour l’habituer aux rayons du soleil direct, sinon elle pourrait être brûlée, ce qui lui serait fatal. Commencer par sortir la plante à la mi-ombre, ou avec le soleil du matin ou du soir qui est moins fort. Après 3 ou 4 jours, elle peut être exposée à la lumière du soleil de midi. Ne pas oublier de rentrer la plante le soir s’il fait trop froid la nuit.

A la sécheresse : D’ici que les plants on bien repris (environ 10 jours après le repiquage), arroser suffisamment pour que les plants ne meurent pas, mais pas trop pour que, rapidement, ils développent un système racinaire capable d’aller puiser l’eau en profondeur, ce qui les rend beaucoup plus résistant à la canicule.

Traitements bio
ou Comment soigner les plantes par les plantes  

Pour prévenir les maladies

-    Nourrir régulièrement la terre, en amenant des matières organiques (compost, paillage,…).
-    Arroser en profondeur et régulièrement (mais pas trop fréquemment) pour éviter le stress hydrique qui rend la plante plus vulnérable aux maladies.
-    Arroser avec de l’eau à température ambiante et éviter de mouiller le feuillage des plantes.
-    Pratiquer les cultures associées qui permettent aux plantes de se protéger et de s’entraider mutuellement (comme p.ex courges-maïs-haricots, fraises-poireaux, ou tomates-oeillets d’Inde)
-    Prévoir la rotation des cultures pour ne pas épuiser la terre. Cela permet d’éviter les maladies aux mêmes familles de plantes.
-    Si la plante n’est toujours pas en forme, la changer d’endroit.

Traitements

Ces traitements peuvent être pratiqués en prévention, mais aussi si les plantes sont déjà malades, ou attaquées par des insectes. Ne pas faire tous les traitements en même temps. Choisir le plus approprié en fonction de la plante et l’attaque de nuisible.

Conseils :
-    Attention de ne jamais traiter les plantes lorsqu’elles ont soif (risque de brûlures). Toujours leur donner à boire avant.
-     Idéalement traiter par beau temps, juste après une pluie.
-     Pour que l’extrait tienne mieux aux plantes, on peut ajouter un mouillant comme le savon noir (10 gr par litre)

Décoction de prêle
Efficace contre les maladies : mildiou, oïdium, tavelure, rouilles, cloque du pêcher,

-     Mettre 25 gr de prêle sèche, coupée finement, dans 1 litre d’eau (idéalement de pluie)
-     Laisser reposer 24 heures
-     Couvrir et cuire à feux doux pendant 30 minutes
-     Laisser reposer 12 à 24 heures
-     Filtrer et utiliser en pulvérisation sur la plante, dilué à 5%.

Extrait fermenté d’ortie ou de consoude
Préparation biodynamisantes et protectrices des végétaux

-     Mettre 500 g de plantes fraîches ou 50 gr de plantes sèches dans 5 litres d’eau
-     Mettre un couvercle sans totalement fermer et laisser reposer pendant environ 1 semaine, en brassant 1 à 2 fois par jour. (Plus la température est élevée, plus l’extrait fermente vite : Cela peut prendre 5 jours par temps très chaud et 3 semaines par temps froid).

En brassant, des bulles vont remonter (il s’agit d’une fine écume à ne pas confondre avec les grosses bulles causées par le brassage), ce qui indique une fermentation en cours
-Dès la fin de la fermentation (c’est-à-dire quand il n’y a plus de bulles), bien filtrer et mettre en bouteille.

Comme biodynamisant : diluer à 10% et arroser le pied des plantes, en évitant de toucher le feuillage.
Comme protection des plantes (stimulation des défenses naturelles) : diluer à 3% et pulvériser sur la plante.

Infusion de plantes
Insectifuge, insecticide : Rhubarbe, sureau, tanaisie, menthe poivrée, sauge officinale,

-     25 gr de plante sèche ou 100 gr de plantes fraîches dans 1 litre d’eau froide
-     Cuire jusqu’à 80°, puis arrêter le feu.
-     Filtrer et mettre en bouteille à chaud pour conserver le liquide.

Traiter idéalement le soir :
-     En curatif sur insectes : utiliser pur
-     En préventif : utiliser dilué à 20%