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B.- Préambule

Quel terme pour quel ouvrage ?

 

Franchissement : passer un obstacle par un moyen quelconque…

Passerelle : élément suspendu, ne touchant pas le sol, pont de taille restreinte…

Pont : construction permettant de franchir un obstacle (cours d’eau, voie de communication, vallée, etc.)

 

Lors des planifications supérieures que nous avons menées avec les différents acteurs de l’aménagement du territoire, la question de la bonne terminologie était souvent présente.

 

Le pont donne une image routière de l’objet, disait l’un… Le terme passerelle est mieux approprié à la mobilité douce pensait l’autre… oui certes… mais ce terme donne une vision réductrice de l’ouvrage à mettre en place… renchérissait le troisième… un vaste débat.

 

Au final, ce ne sont que des termes différents désignant un objet ou un ouvrage reliant physiquement deux points. Fonctionnellement, ce lien a pour but de permettre des rapprochements et de désenclaver des territoires.

 

Cette approche terminologique n’est pas le souci, ni la préoccupation de Toni Rüttiman, présenté en ces termes dans une interview de la direction du développement et de la coopération (DDC).

 

"De loin, le lien est presque imperceptible. De près, il fait toute la différence. Pour des dizaines de milliers de personnes, la vie est devenue moins dangereuse et plus festive depuis qu’il est passé par là. Lui, qui ? Un voyageur sans bagage qui parcourt des régions souvent dévastées et qui invite des populations pauvres et oubliées à construire des ponts avec lui, chefs-d’œuvre de simplicité, d’ingéniosité et de générosité."

 

Ce voyageur c’est Toni Rüttiman, l’homme aux plusieurs centaines de ponts construits à travers le monde et mieux connu sous le pseudonyme de "Toni El Suizo".

 

A l’évidence, la comparaison ne peut pas aller au-delà de l’action de vouloir rapprocher les gens, avec efficacité, simplicité et ingéniosité. Les moyens que nous avons mis en œuvre sont sans commune mesure avec ceux dont dispose Toni El Suizo.

 

Les méthodes modernes de diffusion de l’information nous permettent, en quelques clics de souris, de lancer un appel d’offres à l’échelle de la planète. Les deux objets mis au concours ont permis à trente-sept teams, venus de toute l’Europe, de s’exprimer en proposant des solutions variées et intéressantes.

 

Gageons que la mise en œuvre de ces deux liens saura non seulement désenclaver les territoires coupés par l’autoroute ou le métro mais, saura également animer des espaces publics de qualité traversant les futurs quartiers.

 

Un grand merci à toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont participé à cette aventure et ont ainsi contribué à nous rapprocher un peu les uns des autres.

 

Claude Daetwyler

Chef du service de l’urbanisme